Macroeconomy

2020 : vers une croissance plus faible et des rentabilités amoindries

Après une année 2019 exceptionnelle, nous restons prudents concernant les perspectives de performance des principales classes d’actifs en 2020.

Christophe Donay, Responsable des l'allocation d'actifs et de la recherche macroéconomique

2020 : vers une croissance plus faible et des rentabilités amoindries

L’éventualité d’un ralentissement marqué, voire d’une récession aux Etats-Unis fait débat depuis quatre ans. Si nous avons jusqu’ici considéré que les mécanismes endogènes étaient suffisamment puissants pour écarter ce scénario, l’année 2020 pourrait être différente.

Parce qu’une accumulation de forces conduisant à une récession a formé une vague, dont l’onde de propagation a débuté avec la guerre commerciale. Elle se propage par étapes, selon une séquence imparable.

L’étape d’une contraction du commerce mondial a été franchie, à un rythme annualisé de 2.7%. La confiance des dirigeants d’entreprises s’effrite, touchant à son tour l’investissement productif, pour lequel nous anticipons un affaissement de l’ordre de 1,5% aux Etats-Unis. Le cycle de l’emploi est fragilisé, avec à la clé une détérioration de la confiance des consommateurs et un déclin de la consommation. La finalité de cette séquence est une récession.

Stopper la propagation de cette vague de ralentissement suppose soit une résolution de la guerre commerciale, soit une politique économique stimulante ou une combinaison des deux. Une trêve dans le conflit commercial Etats-Unis-Chine paraît probable. En revanche, l’intégration d’un scénario de politique de relance économique combinant efficacement les piliers monétaires, fiscaux et budgétaires nous paraît difficile.

Après une année 2019 exceptionnelle, les rentabilités des principales classes d’actifs devraient être plus en ligne avec nos attentes à long terme: après une hausse de 25% des actions des marchés développés, la performance devrait s’établir à un chiffre en 2020, soit environ 5%, soutenue principalement par le rendement des dividendes et par les programmes de rachats d’actions particulièrement aux Etats-Unis.

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